La meilleure rivale française de la Golf fut la première Peugeot à refuser de sacrifier ses prix, afin de soutenir sa cote sur le marché de l’occasion. Un édifice délicat que concourt à préserver la subtilité de ce toilettage à mi carrière.

Pourquoi les consommateurs paient-ils plus cher une Audi qu’une Volkswagen équivalente, mue par le même moteur ? D’abord parce qu’elle est mieux construite et finie avec davantage de soins. Mais aussi parce que le lustre de son blason soutient sa valeur et facilite sa revente. Cette bonne tenue de la cote encourage en retour les clients à payer plus cher leur Audi neuve.

Audi préserve cet équilibre délicat entre prix et demande en n’abusant jamais des rabais et en faisant évoluer ses produits par petites touches. Car il s’agit de ménager la susceptibilité de ses clients : les remises trop importantes entament l’image de la marque et du modèle en instillant l’idée que les prix ne sont pas justifiés. Quant aux changements de style trop radicaux, ils accélèrent le phénomène d’obsolescence et précipitent la décote de la valeur du véhicule. Dangereux.

C’est précisément cet exercice d’autodiscipline auquel s’astreint dorénavant Peugeot. Objectif avoué de cette politique de longue haleine : augmenter les revenus et pousser progressivement la marque au Lion sur le territoire du haut-de-gamme où les marges sont plus confortables.

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